Souvenirs et portraits de nos paras

Ce site cessera d’émettre le 31 octobre 2017

Après délibération, le Bureau de la section de Lyon de l’Union Nationale des Parachutistes a décidé le 12 septembre 2017 la fermeture de son site internet. Cette fermeture sera effective à la fin de ce mois d’octobre 2017.
Pour vous informer en ligne sur la vie des sections locales voisines, vous pouvez vous rendre sur les sites suivants :
Section de l’Ain : http://unp-ain-bugey.over-blog.com
Section de la Haute-Savoie : http://www.unp74.org
Section des Allobroges : https://unplesallobroges.wordpress.com

Et, bien entendu, sur le site national : http://union-nat-parachutistes.org

Section de Lyon. Contact : Jocelyn GOMEZ , secrétaire de section par intérim. gomez.jocelyn@orange.fr . Tél : 06 12 09 02 26

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Vous avez vécu une expérience qui vous a été utile toute votre vie ?
Vous connaissez un autre aspect de l’Histoire officielle ?
Vous voulez témoigner, par une anecdote, de l’esprit para ?
Vous êtes fier d’avoir partagé un événement avec d’autres paras ?

« Ouvre la bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés » Proverbe 31 : 8

« Parlez à vos enfants de cela et que vos enfants le racontent à leurs enfants et leurs enfants à la génération qui suivra ». Livre de Joël 1 : 3.

« Quoi qu’on fasse, on reconstruit toujours un monument historique à sa manière ; l’essentiel est de n’utiliser que des pierres authentiques » Marguerite Yourcenar, « Les mémoires d’Hadrien »

Partagez cet événement ou cette émotion avec nous tous. Contactez Patrick Rolland (unpcli.lyon@gmail.com) qui viendra vous interviewer et recueillir quelques photos ; elles seront scannées puis restituées.
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Mis en ligne le 20/03/2017

« Maintenant, je suis un homme ! ».
Souvenirs d’Indochine de Marc Bontemps, de l’UNP-CLI, Lyon

affiche para copie« Tant qu’on a pas fait l’armée, on est pas un homme ! » la décision est sans appel. Mais comment expliquer à la mère de sa petite amie Arlette qu’il est dispensé des obligations légales en qualité d’aîné de sept frères et sœurs ? Il ne reste à Marc Bontemps qu’une seule solution : s’engager. Le 2 octobre 1950, il signe pour trois ans. Il est affecté au 5è Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes et passe son brevet parachutiste n°52762 à Meucon, en décembre 1950. Il est caporal quand il s’embarque pour l’Indochine sur l’« Athos »  en juillet 1951 ; il a 22 ans.

Lire l’ Article sur Marc Bontemps

Quelques photos que vous ne trouverez pas dans l’article : 


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Adjudant Michel Benoit, sorti d’un coma de trois mois le jour de la Saint-Michel…

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Condamné par la médecine à vivre à l’état végétatif après un très grave accident en 1994, l’adjudant Benoit est devenu champion de triathlon. Photo 2007.

De 1978 à 1994, Michel Benoit passe tous les brevets : radio, moniteur commando, chuteur opérationnel, moniteur de sauts, directeur de plongée, etc. Il est aussi à l’aise sur terre, dans le ciel et sous l’eau. En 1994, après un grave accident, l’adjudant Michel Benoît est condamné par la médecine à n’être qu’un «légume», invalide à 110% . Il sort d’un coma de trois mois le jour de la Saint-Michel, saint patron des parachutistes.  Il doit tout réapprendre, recréer tous ses souvenirs,  apprendre à marcher,…
22 ans après, il a déjoué tous les pronostics. Il est redevenu un sportif de haut niveau, membre de la section de Lyon de l’Union Nationale des Parachutistes.
Il répond à nos questions. 

Lire l’article complet sur Michel BENOIT

Reproduction de l’article autorisée, sous réserve de la mention « Source : Union Nationale des Parachutistes / http://www.up-lyon.org« . Photos disponibles sur demande à unpcli.lyon@gmail.com

 

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Mis en ligne le 13/03/16

Portrait de Bernard Ledogar, 1ère Classe et Officier de la Légion d’Honneur

Bernard Ledogar est décoré de la Croix de Guerre des TOE, avec palme et de la Croix de la Valeur Militaire avec étoile d’argent. Il est toujours 1ère Classe, mais Officier de la Légion d’Honneur. Sur sa médaille, il a fait graver une citation de Roger Degueldre : « Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon honneur à moi ».
Il est l’un des protagonistes de l’ouvrage « Les Chemins de Dien Bien Phu »
Découvrez l’histoire de ce soldat de la République, membre de  la section UNP-CLI de Lyon.

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Article Portrait
Galeries de photos : Indochine  Algerie   Civil

Non, Geneviève de Galard n’était pas la seule femme présente à Diên Biên-Phu… Lire l’article paru dans « Mémoires d’Empire » de avril-mai-juin 2014, signé par Alain Sanders.Femmes a Dien Bien Phu

Patrick Rolland, V-P de l’UNP de Lyon a retrouvé dans les albums de son père quelques photos que ce dernier a prises à Vietri, quelques jours avant la libération des prisonniers des camps du Tonkin, en aôut 1954. Parlant russe, allemand, anglais, français et breton, le lieutenant du Génie Jean Rolland faisait en effet partie de la Commission Internationale.

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« Ras-le-bol des langoustes », souvenir de 1958 de Maurice Blaiseau (Brevet n°138033), UNP-CLI Lyon

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Un fidèle ami de l’UNP a rencontré le général Bigeard à Lyon en 1974

Joseph Pupier, membre ami de l’UNP depuis 1983, a rencontré le général Bigeard lorsqu’il est passé à Lyon pour une Assemblée Générale de l’UNP en 1974, quelques mois avant qu’il soit nommé Secrétaire d’Etat à la Défense.
« J’étais chargé de faire des photos. Le Président de l’URAP qui était là m’a demandé d’arrêter de prendre le général Bigeard en photo car c’était interdit. Ce dernier m’a fait signe d’approcher. Nous avons parlé et j’ai pu continuer à le… mitrailler. »
Le Général, le 17 novembre 2009, s’est souvenu de Joseph et lui a gentiment dédicacé son livre « Mon dernier round ».
Ajoutons que le beau-fils de Joseph Pupier a effectué son service militaire au 1er RCP (brevet n°607884) en 1995, au camp de Souge, près de Bordeaux.

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Albums photos « les régiments parachutistes en Algérie ». Vous avez d’autres photo ou  souvenirs ? Contactez-nous, via la zone « commentaire ».
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« Le C L I au Laos et en Annam », en 1946, par Pierre Guinet, UNP-CLI Lyon

Le CLI est engagé en Indochine depuis 1944  contre les japonais. Après leur capitulation, le CLI est confronté à des mouvements nationalistes qu’ils ont armés et encadrés.

Lire Article CLI complet
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Souvenir de 1952 de Marc Bontemps, ancien des Compagnies Indochinoises Parachutistes

« Au Tonkin, en mai 1952 : une citation »

C’est quoi une citation ? En quelques mots, lus en moins d’une minute, c’est pourtant parfois le résumé d’une action de toute une journée, de quelques heures, ou de quelques minutes.
Le 28 mai 1952 à 9 heures, opération « Glaïeuls » : le 5éme Bataillon saute entre les calcaires de Kim-Chu, à Duong-Nam, à 6 km à l’ouest de Dongtrieu. La 10éme compagnie et la 5ème C.I.P* sautent les premières à l’est du poste de Kim-Chu ; nous sommes accueillis par un tir de mitrailleuse depuis les calcaires qui dominent la DZ. Dès ma sortie de l’avion je suis assommé et je me pose sans connaissance. Je me réveille allongé dans la rizière, heureusement sèche à cette saison, avec mon ventral en guise d’oreiller. Un copain de la C.I.P m’a installé confortablement en attendant mon réveil. Je refais surface ; j’inspecte ma carcasse, rien de cassé, juste une brûlure dans le cou. Je détache le leg-bag**, qui était toujours attaché à ma jambe. Je plie sommairement mon parachute, je prends mon sac, ma carabine, le leg-bag, et je rejoins mon commando à l’entrée du poste. Ce jour là, il y eu quatre morts et quelques blessés au cours du largage.
La deuxième vague, dont la 9éme compagnie et C.C.B*** sont larguées sans problème. L’aviation s’est occupée de la mitrailleuse.
Au poste on mange nos rations, puis à 14 heures, on commence à progresser ; on aborde le village de Xom-Truong sans encombre, puis le village de Xom-Ha ; les Viets sont bien présents ; on échange quelques tirs et nous progressons entre les cagnas jusqu’à une rizière qui coupe le village en deux. Nous tombons alors sur une très forte résistance des Viets, abrités derrière une haie, de l’autre côté de la coupure, à une trentaine de mètres ; nous ne pouvons plus bouger.
Le lieutenant demande alors un tir de mortiers de 81 mm ; on entend bien l’arrivé du coup, mais non observé ; le lieutenant demande un tir plus court de 50 mètres ; l’obus explose juste derrière moi et je suis touché aux reins, et j’ai surtout un éclat qui me bloque l’articulation du coude.
Le lieutenant me met à l’abri dans une cagna et appelle le toubib qui me pose une écharpe et je vais en direction du poste rejoindre l’ambulance du Bataillon. D’autres blessés arrivent, certains très grièvement; le soir on est évacués sur l’hôpital d’Haiphong.

* Compagnie Indochinoise Parachutiste.
** sac attaché à la jambe du parachutiste, contenant les munitions collectives du stick et autres affaires nécessaire au combat. Il est décroché dès que le parachutiste est sorti de l’avion et pend au bout d’une sangle, permettant ainsi de se poser sans casse .
*** Compagnie de Commandement du Bataillon. Armement : mortier de 81, mitrailleuse calibre 12,7, poste de radio 594, canon sans recul de 57, service médical : 1 toubib et des infirmiers.

Citation à l’ordre de la Brigade du Caporal Marc Bontemps :
« Parachuté le 28 mai 1952, bien que blessé au cours du parachutage à l’arrivée au sol, il a tenu à participer avec sa compagnie à l’attaque du village de Xom-Ha, au Tonkin, où il s’est distingué par son calme et son courage. »

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Souvenir de 1973, de Patrick Rolland (brevet n°333954), UNP Lyon, ancien de l’ETAP.

1973, Pau. « Le parachute ne s’est pas ouvert »

C’est un matin frais et ensoleillé. J’entends le bruit d’un petit avion qui largue les chuteurs opérationnels en entraînement. Je distingue le petit point noir qui grossit très vite. Je vois très nettement que le parachute est enroulé dans les suspentes. Le parachutiste essaye de se dégager. Il lance son ventral qui s’enroule à son tour autour du dorsal en torche. En quelques secondes il n’est qu’à 400 m d’altitude et disparait derrière les bâtiments à l’entrée du camp. Soudain je sens le sol trembler, à plus de 200 mètres du point d’impact.
La nouvelle fait rapidement le tour de l’Ecole. Il s’agissait d’un sous-officier de l’équipe de France militaire qui pliait lui-même ses parachutes… L’un de mes collègues a vu au sol le corps disloqué, retenu comme dans un sac par la combinaison.
L’après-midi, le colonel Caillaud* constitue un stick pour une séance de sauts exceptionnelle et demande des volontaires. Je m’inscris. Dans les mois qui ont suivi, j’effectuerai encore une vingtaine de sauts à l’ETAP.

* Maquisard en Auvergne au sein de l’ORA, il fait la campagne de France et d’Allemagne, puis intègre la Légion Etrangère et fait trois séjours en Indochine. Il est fait prisonnier à Diên Biên Phu. Il reprend le combat en Algérie, comme commandant en second du 2è REP […] En 1972, il commande l’ETAP avant d’être nommé à la tête de la 11è DP. Il termine sa carrière avec le grade de Général de Division.
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Général Marcel BIGEARD, une  carrière exemplaire.
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Site de la Fondation Bigeard, avec de nombreuses photos inédites et la voix de Marcel Bigeard en page d’accueil « la France a besoin encore qu’on oublie pas ses morts« .
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