Décès de Roland Glavany, parachutiste au 1er BPC et pilote d’essai

insigne_du_bataillon_de_choc_type_5Le général de corps d’armée et pilote d’essai Roland Glavany est décédé le 16 janvier 2017. Sa vie est exemplaire. En 1940 il entre à l’ École de l’Air et obtient son brevet de pilote. Après l’invasion de la zone libre par les Allemands, il passe en Espagne et rejoint Alger où il s’engage au 1er Bataillon Parachutiste de Choc du commandant Gambiez afin d’être sûr de pouvoir lutter contre l’occupant.
Il participe à la libération de la Corse et de l’île d’Elbe, puis au débarquement de Provence. Il est blessé plusieurs fois au combat.

© Dassault Aviation
Roland Glavany, ancien parachutiste au 1er BPC, a été pilote d’essai chez Dassault, sur Mirage III, Mirage IV, Mystère IV, Vautour et Etendard IV. En 1958, il est le premier pilote européen à franchir Mach 2. (Crédit photo : Air et Cosmos )

En 1948, il entre à Sup’Aéro et à sa sortie est embauché comme ingénieur et pilote d’essai chez Dassault. En 1958, il est le premier pilote européen à franchir Mach 2.
En 1959 il renonce à son métier de pilote d’essais et reprend l’uniforme pour servir de nouveau l’armée de l’air en participant à la guerre d’Algérie. Affecté au Poste de Commandement Air Mobile (PCAM) de la 10è Division Parachutistes du Constantinois, il y retrouve l’ambiance du 1er Bataillon de Choc … Au retour d’Algérie, il assume des responsabilités importantes tant en État-major – chef du bureau des programmes de matériels –  qu’à la tête des bases aériennes d’Istres puis de Mont-de-Marsan avant de prendre le commandement des Écoles de l’Armée de l’Air en tant que général de corps aérien, commandement qu’il assume jusqu’à la fin de son service actif en 1978.

Le bataillon de choc est une unité d’élite de l’Armée française formée en mai 1943 à Staouéli en Algérie. Entraîné au parachutisme et aux méthodes commandos, son but est d’apporter un soutien aux organisations de la Résistance Française. Tous les chasseurs sont volontaires et réunis autour d’une même doctrine rappelant leurs origines diverses. Elle possède « la puissance de la légion, la légèreté du chasseur, le chic du cavalier ». L’unité est tour à tour engagée en France et en Allemagne pendant le second conflit mondial puis en Indochine et en Algérie avant d’être dissoute à la fin de l’année 1963. Son fanion rejoint le drapeau du 1er régiment de choc au Centre national d’entraînement commando à Mont-Louis.

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Dans un ouvrage paru en 2013 Jean Glavany a retracé sa vie « Du bataillon de choc au Mirage » , aux Editions Pierre de Taillac.

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