Un para est le parrain de la 55è promotion de l’EMIA

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La 55è Promotion de l’Ecole Militaire Interarmes portera le nom de Colonel Michel Vallette d’Osia.
Né en 1926, issu d’une lignée d’officiers, ils est l’aîné de huit enfants.
En septembre 1942, après un baccalauréat de philosophie obtenu à l’âge de 16 ans, Michel Vallette d’Osia entre au Prytanée. Son père, Jean, qui prépare dès 1940 l’entrée en résistance du 27è BCA, lui fait promettre de ne le rejoindre qu’après avoir passé le concours de Saint-Cyr.
En juillet 1944, Michel Vallette d’Osia veut entrer dans la résistance. « Je prends contact avec un maquis Auvergnat, mais sans arme et sans aucune compétence, ma candidature ne les intéresse pas. Alors, j’attends la libération et me précipite en Savoie et suis affecté au bataillon des Glières, qui deviendra le 1er Bataillon de Haute-Savoie, puis le 27ème B.C.A.»
Après le débarquement en Provence les allemands sont refoulés dans les Alpes. Mais l’ennemi s’accroche sur les principaux cols italiens. Michel Vallette d’Osia connait son baptême du feu lors de la campagne des Alpes.
Il intègre à Cherchell la promotion Rhin Français, de décembre 1944 à juin 1945, où il reçoit ses épaulettes d’aspirant. Il est affecté, comme chef de section, à la « Belle 2 », la 2ème Cie du 13è BCA en partance pour l’Autriche.
Début 1947, le 13 met sur pied une compagnie de renfort pour l’Indochine. Michel Vallette d’Osia se porte volontaire. Mais la priorité est donnée à des officiers plus expérimentés. Il demande sa mutation pour les parachutistes d’Indochine ; elle est acceptée en novembre 1947 et il part se faire breveter à Pau.
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Premier séjour en Indochine

A son arrivée en terres indochinoises, en mars 1948, il est directement envoyé à Cao-Bang où il est parachuté en renfort du 1er RCP. En septembre 1949, il est affecté à Son-La sous les ordres d’un certain Bigeard qui dira de lui : « Sur le Song Ma, au sud à Muong Hung, j’ai eu la chance de recevoir le lieutenant Vallette d’Osia, fils de général, solide comme un roc, toujours prêt à en découdre… à freiner plutôt qu’à pousser.» Commandant de compagnie à 24 ans, il acquiert rapidement un sens exceptionnel du terrain par ses déplacements permanents dans sa zone d’action où il a des responsabilités civiles et militaires.

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Debout, torse nu et short noir, le lieutenant Vallette d’Osia, en Indochine, au 8è BCP. 

Deuxième séjour en Indo
De retour en France, le capitaine Vallette d’Osia retrouve le 13è BCA. Il n’y restera que quelques mois car il demande une nouvelle fois sa mutation pour l’Indochine. Il est affecté en 1952 au 8è BCP comme officier renseignement, puis prend rapidement le commandement de la 16è compagnie. Parachutiste parmi ceux qui ont compté le plus de sauts de guerre, blessé trois fois, il revient d’Indochine dix fois cité, chevalier de la Légion d’Honneur et le plus jeune capitaine de France.
De ce pays, il en gardera des souvenirs à jamais gravés dans sa mémoire : « Indochine, magnifique pays, aux paysages somptueux, de la baie d’Along aux montagnes Thaïs avec ses herbes à éléphants et ses couchers de soleil extraordinaires : comme la plupart de mes camarades, j’ai laissé en Indo une partie de mes rêves et me souviendrai de ces populations si attachantes jusqu’au bout de mes jours. »

Algérie

Il prend le commandement d’une compagnie du 11è choc, puis réussit le concours de l’école d’état-major et participe au montage de l’opération de Suez.img_7139-thumb
vallette-d-osia-michelIl est ensuite envoyé en Algérie et s’y distingue par son sens de la manœuvre à l’état-major de la 10è DP puis à la 2è compagnie du 14è RCP. Il en revient avec une nouvelle blessure et deux citations. Brillamment admis à l’école de guerre, où il présente notamment ses réflexions sur la guerre contre-révolutionnaire, il démissionne à sa sortie en 1963, par fidélité à la devise familiale : « Honneur passe honneurs ». Il attend donc l’amnistie générale pour reprendre du service, restant ainsi fidèle à son idéal. Il continue ensuite à servir son pays au cours de multiples périodes de réserve.
Après sa carrière militaire, il a travaillé dans le bâtiment et travaux publics avant de prendre une retraite active, notamment par son engagement dans le scoutisme et dans d’autres associations (Aide à l’Eglise en Détresse,…).
Il meurt à 83 ans et a été enterré le 29 septembre 2009 à Annecy, en la fête de Saint Michel, patron des parachutistes.
Hélie Denoix de Saint Marc dira de lui : « C’était un homme d’exception. Je dis cela non pas comme une formule toute faite, mais en me souvenant très précisément de l’éclat de sa carrière, de ces combats que nous avons menés, côte à côte. Je croyais ce qu’il disait, il disait ce qu’il croyait. C’était un homme d’une très grande franchise, incapable de dissimuler quoi que ce soit dans ses paroles et dans ses actes. »
Son nom restera indissociable de la grande épopée des parachutistes.

Source : EMIA et Paratir     Chant de la 55è promotion de l’EMIA

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