Honneur aux trois parachutistes du CPIS tués en Libye

Suite à la mort des trois sous officiers français en Libye, une cérémonie d’obsèques très discrète s’est tenue lundi 25 juillet 2016 dans l’après-midi au cœur de la Citadelle de Perpignan qui abrite le Centre d’Instruction Parachutiste Spécialisé (CPIS), régiment auquel ils appartenaient…

En début d’après-midi, deux avions Falcon du gouvernement se sont posés sur l’aéroport de Perpignan totalement bouclé par la police. Plusieurs hauts dignitaires de l’État-major des armées et de la DGSE seraient arrivés dans ces vols spécialement affrétés depuis Paris, mais aucune autorité politique ne s’y trouvait. Il est certain que le ministre de la Défense se trouvait à Rennes ce jour-là et que le Président de la République  était à Paris.

falcon
Un des deux Falcons gouvernementaux sur l’aéroport de Perpignan, ce lundi 25 juillet.

Le CPIS de Perpignan, dont faisaient partie les trois hommes est spécialisé dans le renseignement, la guérilla, la contre-guérilla et les actions commando. Le CPIS qui ne compte que quelques centaines d’hommes, est ou a été engagé dans tous les théâtres d’opérations et, pour ceux connus, Irak, Afghanistan, Somalie, Mali, et maintenant en Libye. Le CPIS est la force de frappe du service action de la DGSE. Ses membres sont essentiellement sélectionnés dans les unités parachutistes et commandos traditionnelles après quelques années de carrière et après avoir réussi les tests draconiens qui décident de l’affectation dans l’un ou l’autre des services de la DGSE.
Ces trois soldats « morts au service de la France » resteront des inconnus pour le grand public. Ils ont probablement été décorés en catimini à titre posthume, mais leur nom n’apparaîtra ni sur un monument, ni au JO dans les nominations à la Légion d’Honneur. A par leur famille proche, leurs amis du régiment et les initiés de la DGSE, ils resteront des soldats morts au service de la France, inconnus, en application de la devise du régiment : « Nul ne verra. Nul ne saura« .
Que Saint Michel les accueille et leur rende, à notre place, les honneurs qu’ils méritent !
Info site internet Ain-Bugey
Pour comprendre quelle est la situation politique et militaire en Libye, lire l’analyse de Bernard Lugan sur le site de l’ASAF. 

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2 réflexions sur “Honneur aux trois parachutistes du CPIS tués en Libye

  1. MEYER

    Il n’est nul besoin d’être dans les médias pour servir sa Patrie et mourir pour elle. Honneur et respect à ces braves.

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  2. MJR G. VAILLANT

    Que faire de la présence d’autorités politiques ? Restons ensemble et entre nous dans notre réserve et dans l’honneur que l’on doit à nos camarades. Que dieu les accueille en son paradis. Ne les oublions pas.

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