Dimanche 12 juin : cérémonie au Tata Sénégalais, à Chasselay (69)

imagesLes 19 et 20 juin 1940, ignorant que Lyon venait d’être déclarée «ville ouverte», la 3ème Compagnie du 25è Régiment de Tirailleurs Sénégalais et une unité de Légionnaires de la Valbonne affrontèrent l’armée allemande dans Chasselay et ses environs, à 1 contre 100 ; ils perdirent 194 des leurs. Malgré leur courage, ils durent finalement rendre les armes. Les combats s’achevèrent par le massacre à la mitrailleuse des 48 prisonniers d’origine africaine par la division SS Totenkopf, en violation des lois de la guerre. Malgré l’interdiction par l’occupant, les dépouilles furent exhumées et ensevelies dans une nécropole sacrée inaugurée le 8 novembre 1942, le « Tata sénégalais ».
Deux cérémonies se sont déroulées dimanche 12 juin, organisées par Gérard Gay, président de l’Association des Anciens des Troupes coloniales et des Troupes de Marine de Lyon et sa région. La première à la stèle de Montluzin, à Lissieu, la seconde au Tata Sénégalais de Chasselay, nécropole nationale où, après la levée des couleurs, deux prières ont été dites, l’une pour les chrétiens et l’autre pour les musulmans. Les tirailleurs sénégalais regroupent en effet des soldats originaires du Sénégal, du Gabon, du Dahomey, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Soudan,… Des enfants, ceints d’une écharpe bleu-blanc-rouge, ont accompagné les autorités dans la remise des gerbes et lu un succinct historique des Troupes de marine dont le maréchal Lyautey disait : « c’est l’arme de tous les héroïsmes et de toutes les abnégations ».
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Une dizaine de parachutistes, bérets rouges ou bleus, étaient présents, dont quatre de la section de Lyon de l’UNP, avec deux drapeaux.

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