« À Givors, vos noms sont désormais gravés. Vous pouvez reposer en paix »

20160611_102059_bassedefSamedi, au cimetière de Givors, un hommage était rendu aux dix givordins morts pour la France en Indochine et en Corée. Sur le monument aux Morts pour la France, une plaque portant leurs noms a été dévoilée. Parmi eux, celui d’Henri Vergnon, parachutiste qui, après l’Indochine, s’était porté volontaire pour se battre en Corée et y avait perdu la vie en août 1952, à l’âge de 23 ans. Jean-François Pelletier, de l’Association Nationale des Anciens et Amis des Forces Françaises de l’ONU du bataillon et Régiment de Corée, a rappelé le contexte politique et militaire de cette guerre oubliée.

Saluons l’opiniâtreté du commandant (er) Roland Segear, secrétaire général de l’Association des Membres de la Légion d’Honneur Décorés au Péril de leur Vie, qui a effectué des recherches et convaincu la municipalité communiste de rendre hommage à ces soldats de Givors.
Roger Dague, du Groupement National Des Combattants d’Indochine T.O.E Et Missions Militaires Extérieures a évoqué l’enfer des camps vietminhs dont moins d’un quart des prisonniers sont revenus.
Jean Laroche, président de l’association, dans son discours a dit combien cet événement était exceptionnel dans une ville tenue par les communistes et rappelé avec courtoisie et franchise quel accueil ceux-ci avaient réservé aux combattants qui revenaient d’Indochine. Mme Christiane Charnay, présidente de l’ Union Fédérale des Associations Françaises d’Anciens Combattants du Rhône et première adjointe au maire de Givors a d’ailleurs reconnu qu’à l’époque les réactions envers ces soldats qui n‘avaient fait qu’obéir aux ordres des politiques, avaient été excessives. Un poème a été lu : « […] Gloire à ceux qui, du Nord jusqu’à la Cochinchine
 ont lutté vaillamment et sans courber l’échine
 Jusqu’à donner leur vie face à l’adversité
 pour sauver l’idéal qui a nom : Liberté « .
Jean Laroche a souhaité que désormais, chaque année, une cérémonie soit organisée en mémoire des Combattants d’Indochine, devant cette plaque, en présence de la population.
Comme en rugby, l’essai a été marqué, il faut le transformer et ce n’est pas gagné. Sur la revue municipale de Givors, en date du 11 juin 2016, l’agenda des événements et cérémonies ne mentionnait qu’un… match de rugby.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Une dizaine de parachutistes des sections UNP de Saint-Etienne, Saint-Clair-du-Rhône et de Lyon, dont deux anciens d’Indochine, participaient à cette cérémonie.

Galerie photos

Publicités