17 juin 1859 : une femme reçoit la Médaille Militaire

 

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Jeanne Barbée, bretonne du Finistère et cantinière au régiment des Zouaves de la Garde, a été la première femme décorée de la Médaille militaire, quelques jours après la bataille de Magenta.

Le 17 juin 1859, la Médaille militaire, instituée le 22 janvier 1852 par Napoléon III, était décernée pour la première fois à une femme, Jeanne Barbée, épouse du sergent Rossini.
medaille-militaireCette décoration était destinée à  récompenser les militaires non-officiers et, Jeanne Barbée est une finistérienne de Gourin, née le 27 novembre 1833, fille d’un menuisier. La famille Barbée avait quitté la Bretagne pour Paris. Jeanne Barbée était cantinière des Zouaves dans la Garde impériale et s’était distinguée lors de la campagne d’Italie, blessée à Palestro, courageuse et très vaillante à Magenta le 4 juin 1859 où elle soigne les blessés au plus fort des combats. Après sa carrière militaire, elle se retira à Montrouge où elle mourut en 1884.
Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », elle a aussi été décernée à titre exceptionnel à des généraux ayant commandé en chef devant l’ennemi. La Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération.
Ses critères d’attribution :
• être engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans

• avoir été cité à l’ordre de l’armée
• avoir été blessé au combat ou en service commandé
• s’être signalé par un acte de courage et de dévouement
Source Le Télégramme

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Adieu à Bernard Ledogar, 1ère Classe et Officier de la Légion d’Honneur

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Lors des obsèques de Bernard Ledogar, le mardi 6 juin, Jean Laroche, Président départemental des membres de la Légion d’Honneur décorés au Péril de leur Vie, a dit de lui :   « Le chêne a baissé la tête, le géant est tombé, le lion ne rugira plus  »  

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Les paras de la section UNP–CLI de Lyon et de nombreux anciens combattants ont rendu un dernier hommage à leur camarade Bernard Ledogar décédé le 30 mai. Il était l’un des rares adhérents de la section à avoir connu les guerres d’Indochine et d’Algérie.
Bernard Ledogar est né le 8 novembre 1933 à Weiterswiller, dans le Bas-Rhin. Il est le dernier de six enfants. Orphelin très tôt, sachant à peine parler français, il garde les vaches et travaille dans des fermes, près de Lyon.
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En 1953, il s’engage dans les Parachutistes et est envoyé en Indochine l’année suivante. Sa carrure le désigne d’emblée pour être au 6è BPC pourvoyeur et tireur FM. Il saute sur Dien-Bien-Phu, en pleine bataille. Il y rencontre le médecin-lieutenant Madelaine, parrain de la section UNP de Lyon. Le 2 mai 1954, blessé au bras, il fait partie des prisonniers qui sont conduits au le camp N°42, après une marche d’un mois. Le 21 août, Bernard Ledogar est enfin libéré. Démobilisé, il rengage dans les paras et rejoint le 3è RPC en Algérie, sous les ordres de Bigeard et participe à l’opération de Suez.
UnknownBernard Ledogar est décoré de la Croix de Guerre des TOE, avec palme et de la Croix de la Valeur Militaire avec étoile d’argent. Il est toujours 1ère Classe, mais Officier de la Légion d’Honneur. Sur une médaille, il avait fait graver une citation de Roger Degueldre : « Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon honneur à moi ».

Depuis Dien-Bien-Phu, tu disais que ta vie était un bonus. Ta place était réservée après de Saint-Michel. Les anciens qui t’ont précédé t’accueilleront au garde-à-vous. Adieu, Bernard !

• Lire l’Article que lui avait consacré le site internet de la section il y a un an.

• Lire l’éloge funèbre prononcé par Jean Laroche, Président départemental des membres de la Légion d’Honneur décorés au Péril de leur Vie

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Après 9 ans d’armée, Bernard avait eu une longue carrière civile comme mécanicien, chauffeur de poids lourds, gardien d’immeubles HLM… Il faisait partie des Arquebusiers de France où il pouvait s’adonner à sa passion des armes et du tir lors de reconstitutions historiques. Il avait fait également partie de l’Association nationale des anciens prisonniers internés déportés d’Indochine, des Médaillés de la Légion d’Honneur Décorés au Péril de Leur Vie, du Groupement National des Combattants d’Indochine, et, depuis 17 ans, de la section de Lyon de l’UNP.  Son épouse, Marie, était à ses côtés depuis  57 ans. Ils ont eu 3 enfants, 9 petits-enfants, 3 arrière petits-enfants.
Nous leurs présentons nos plus sincères condoléances.  

 

Vendredi 5 mai : les paras de Lyon ont dit adieu à Jacques Marchand

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Une douzaine de parachutistes de la section UNP-CLI de Lyon rendaient samedi 5 mai un dernier hommage à leur camarade Jacques Marchand, membre fidèle de la section. Appelé de la classe 61, volontaire pour les paras, il avait été affecté au 1er RPIMa à Mont-de-Marsan.
3e RPCSous-officier prometteur, il avait été élève-officier à Cherchell, en Algérie. Dans cette école, au-delà des savoir-faire techniques, les futurs officiers acquéraient un véritable savoir-être basé sur le comportement personnel, l’intelligence de situation et la force de caractère, les préparant à être des meneurs d’hommes. Ces qualités leur permettaient de discerner dans la complexité, de décider dans l’incertitude et d’agir dans l’adversité. I
l en était sorti sorti avec le grade d’aspirant et chef de section et avait rejoint le 3è RPIMa (anciennement 3è RPC) avant de revenir en métropole, à Carcassone.
20170505_110737 ret rec bdefSon béret rouge était posé sur son cercueil, à côté de ses décorations militaires et des insignes de ses régiments.

Ce 5 mai était aussi la Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire, la maladie dont souffrait Jacques et qui l’obligeait à avoir toujours son respirateur avec lui, « à la fois sa ligne de vie et son boulet » a dit son fils. Malgré sa maladie, cet ancien cycliste et skieur mais encore joueur de pétanque assidu était toujours de bonne humeur, gentil et plein d’humour.
« 
Que l’archange Saint Michel te protège et te guide au paradis des chevaliers du ciel !« . Ces mots ont suivi la Prière des Paras lue par Claude Sauze, président de l’UNP-CLI de Lyon.

Lyon, hôpital Desgenettes : l’UNP participe à une réflexion sur « les nouvelles menaces »

A l’initiative de Bernard Massoubre, Pharmacien principal (r), cette 5è Journée Éthique de l’Hôpital d’Instruction des Armées Desgenettes a rassemblé le 14 mars une dizaine d’intervenants sur le thème «  Les nouvelles menaces, les menaces non palpables » et une centaine de participants, parmi lesquels quatre parachutistes de l’UNP-CLI de Lyon. Ces journées annuelles ont pour vocation de rendre concret le travail des armées et plus généralement des forces qui contribuent à la sécurité de notre pays et de faire se rencontrer des mondes qui, s’ils se complètent et s’entraident, ne se connaissent pas toujours très bien.
Le premier à intervenir était le général Manuel Salazar, vice-président de l’Union Nationale des Parachutistes, section de Lyon.

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Intervention du général Manuel Salazar, vice-président de la section UNP-CLI de Lyon. « Franchir la porte de l’avion rend égaux le chef le plus prestigieux et le plus humble des paras » (photo P.R.)


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« Maintenant, je suis un homme ! ». Souvenirs d’Indochine de Marc Bontemps, de l’UNP-CLI, Lyon

affiche para copie « Tant qu’on a pas fait l’armée, on est pas un homme ! » la décision est sans appel. Mais comment expliquer à la mère de sa petite amie Arlette qu’il est dispensé des obligations légales en qualité d’aîné de sept frères et sœurs ? Il ne reste à Marc Bontemps qu’une seule solution : s’engager. Le 2 octobre 1950, il signe pour trois ans. Il est affecté au 5è Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes et passe son brevet parachutiste n°52762 à Meucon, en décembre 1950. Il est caporal quand il s’embarque pour l’Indochine sur l’« Athos »  en juillet 1951 ; il a 22 ans.

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« Le drapeau tricolore dans le cœur… »

Vendredi 10 mars après-midi, une quarantaine de parachutistes de Lyon, de l’Ain et de Rhône-Alpes et quatre de leurs porte-drapeaux ont rendu un dernier hommage à Marie-Claude Marty, grande amie de l’Union Nationale des Parachutistes et secrétaire de la section de Lyon pendant plus de vingt ans.

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Les parachutistes l’ont toujours accompagnée. Au plus fort de la guerre d’Algérie, elle rejoint à Blida Willy, parachutiste qui allait partager sa vie.

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Willy, parachutiste, que Marie-Claude rejoindra à Blida.

Revenus à Lyon, elle s’initiera au parachutisme et ils seront tous deux des piliers du centre de Corbas. A la mort du père de ses cinq enfants, elle rejoindra la section de Lyon de l’UNP qui deviendra sa seconde famille. Elle y a tenu le poste de secrétaire, impliquée à 200%, connue pour ses coups de g… et ses coups de cœur, fidèle collaboratrice de son président, Claude Sauze qui lui a rendu un émouvant hommage. La maladie a rattrapée et vaincue cette amie courageuse qui portait le drapeau tricolore dans son coeur.
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« Debout les Paras » chant qu’elle a si souvent entendu et chanté ainsi que « la Prière des Paras » ont clôturé cette cérémonie.
Adieu, Marie-Claude, que l’archange Saint-Michel t’accueille, te guide et te protège !

 

Voici un poème de Marie-Claude, qui figurait dans l’un de ses livres :

Quand je partirai…

Lorsque bientôt je partirai
Vers cette immensité
Inaccessible et lointaine

J’emmènerai avec moi, 
Mes rêves et mes espoirs, 
Sans oublier un peu de vous. 

Mais aussi vos joies offertes,
Beaucoup de votre amour,
Pour m’en souvenir toujours.

Je laisserai derrière moi
Mes illusions perdues, 
Mes craintes et mes chagrins,

Et mes pleurs et mes tourments,
Pour m’en aller rejoindre 
Tous ceux qui m’ont précédée.

Je leur dirai : Voyez-les !
Ils m’ont accompagnée
Tout au long de votre absence !

C’est eux qui me conduisent

Décès du général de division François Lescel, tirailleur, parachutiste et chasseur

ob_282632_lescel-22-copieLa nouvelle est tombée brutalement, celle du décès le 24 février à l’aube du général Lescel, figure du monde militaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le général de division François Lescel, né en 1930 à Mael-Carhaix (Côtes du Nord), élève en classe préparatoire au Prytanée Militaire de la Flèche, Saint-Cyrien admis à l’Ecole spéciale militaire en 1951 – promotion « Maréchal de Lattre » – a débuté sa carrière en Afrique du Nord, et a combattu six ans en Algérie. En 1960, instructeur à Coëtquidan, il rejoint ensuite le 10è bataillon de Chasseurs à pied d’Oran.
Unknown-2Affecté à la 11è division aéroportée à Pau, puis à l’Ecole supérieure de Guerre où il professe jusqu’en 1972, puis il commande en second le 9è RCP à Toulouse. Après deux années à l’Inspection de l’Infanterie, il intègre en 1976 les forces françaises en Allemagne et devient chef d’état-major de la 5è division blindée, côtoyant les milieux militaires alliés. En 1982, il rejoint l’état-major du gouverneur militaire de Lyon.
ob_5bf247_lyonCommandant de la 15è D.I. et de la 43e division militaire territoriale à Limoges, en septembre 1986 il est nommé général major régional de la 5è région militaire à Lyon. Jusqu’à son départ en 2è section le 1er août 1989. Connu pour son franc-parler, son énergie à soutenir les valeurs patriotiques, président de la FARAC pendant 26 ans, historien militaire (ses livres «Objectif Lyon» et «Objectif Meximieux»), actif au sein du Musée d’Histoire Militaire de Lyon, auditeur de l’IHEDN, le général Lescel était commandeur de la Légion d’honneur, de l’ordre national du Mérite et titulaire de la croix de la Valeur militaire avec quatre citations.


Source Le Progrès

Obsèques du général Lescel, à Miribel (01)

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L’aîné des arrière-petits-fils du général porte son képi à la sortie de l’église.

Une douzaine de parachutistes de Lyon et de l’Ain ont rejoint mardi à l’église de Miribel les très nombreux membres et présidents d’associations d’anciens combattants membres de la FARAC et les quelques cinquante porte-drapeaux. André Mudler, successeur du général Lescel à la tête de la FARAC a prononcé un émouvant éloge funebre, mêlant les étapes de sa carrière militaire à des souvenirs personnels. De sa famille à qui nous présentons nos plus sincères condoléances, nous garderons en mémoire l’image de l’aîné des arrière-petits-enfants du général, portant le képi du général de division.